Christian BADIBANGA

  Artiste Plasticien

 

 

 

 
Noms et Prénoms: Christian BADIBANGA SAMBUKA
Nom(s) dartiste : BA; BADIBANGA
Nationalité : Congolaise - Lieu de naissance : Kinshasa
Etudes:
Diplôme de graduat à l’Académie des Beaux-Arts, Kinshasa, RDC, 2008
 

 

    

Ateliers et expositions

 

2017  Atelier résidence, Pointe-Noire, Rép. Congo

         - Exposition KENDÉ ZONGA, dans le cadre de la 4éme édition du Festival Soul Power Kongo à l'IFC de Pointe-Noire 

         - J'EXPOSE, En attendant votre PUB… J’expose, 1ére Exposition/Vernissage de rue réalizé par Matombi Productions, Pointe-Noire

2016  Atelier résidence, Milan, ITALIE

          - Exposition African Art Fair, Paris, FRANCE

          Atelier résidence avec le sculpteur Freddy Tsimba, Kinshasa, RDC

2015  1er Prix de l’Exposition African Art Fair, 3e édition, Paris, FRANCE

          Exposition 20ème Sommet LIONS CLUB, Brazzaville, CONGO

2014   Exposition Biennale de Kinshassa, RDC

          Exposition Institut Français, Pointe-Noire, CONGO

2013   Exposition Basango, Pointe Noire, CONGO

          Exposition African Art Fair 1ère Edition, Paris, FRANCE

2012   Exposition Espace improbable, Galerie, Paris, FRANCE

          Espace Pierre Cardin, Salon d'art contemporain, Paris, FRANCE

          Atelier résidence, Eliezer NDinga, Pointe-Noire, CONGO

 

 

L’artiste s’est détaché depuis une dizaine d’année de l’académisme de l’Ecole des Beaux-arts de Kinshasa, recherchant des canons esthétiques moins conventionnels que ceux de la simple peinture figurative académique.

Il incruste dans ces toiles des boutons, collectés au fil du hasard, ce qui donne un certain relief à ces figures. Des formes anthropoïdes, fort expressives, sans doute malmenées par les réalités dont elles font partie cousues et recousues de boutons; des spirales; des lignes inachevées, un symbolisme tantôt bantou, tantôt plus universel. Ba collecte aussi des objets dans son environnement pour réaliser des installations en rapport avec les peintures qu’il réalise donnant ainsi une dimension supplémentaire à ses expositions.

L’œuvre qui résume le mieux le travail actuel de l'artiste est le "MANDELA", pour lequel l’artiste a reçu en 2015, le 1er prix de l’exposition African Art Fair, Paris, France.

Le travail que l’artiste est prêt à présenter révèle une plastique intéressante, pour le moins originale,  d'une dimension philosophique, ou tout au moins théorique, moralisante, contre la guerre sous toutes ses formes. Il voudrait développer cette thématique assez dense en une Trilogie, donnant à la première exposition le simple nom de "Reconstruction".

Ce substantif que l'artiste a choisi pour intituler son travail, est en réalité, faussement porteur d’espoir. Et la folie de notre monde, est prête à nous convaincre du bien fondé de l’"effort de guerre", des sacrifices humains, ou d’autre nature, récompensés par des «opportunités de marchés». Dans la réalité de notre quotidien, le mot "reconstruction" est lié aux business d’après-guerres. La reconstruction renvoie aux affaires, à travers le paradigme suivant : «démolition et anéantissement sont l’occasion de rebâtir». Une réalité qui est la raison d'être de nombreux organismes, de nombreuses affaires, de nombreux médias.

Pourtant contrairement à ce qu’annoncent certains slogans d’ONG humanitaires, les vies ne se reconstruisent pas comme on répare un mécanisme quelconque. Et, les séquelles des hommes et des femmes malmenés par la guerre, ne peuvent se réparer au simple bistouri, car le plus souvent, la complexité de notre nature humaine, fait que ces actes de réparation, soient plus illusoires que réels.

De même on ne reconstruit pas le tissu économique d’un pays comme on restaure un immeuble. De même que, la destruction des infrastructures, ou des systèmes qui assurent le fonctionnement et la cohésion de nos sociétés, conduit presque toujours à des traumatismes humains irréversibles.

Ba prône, à sa manière, la vision holistique nécessaire pour comprendre la fragilité de nos sociétés et «l’Unité du Tout» prêché dans les cosmologies, archaïques peut-être, mais combien clairvoyantes.

On pourrait aussi dire qu'il revendique "l'unité du peuple, à travers cette vertu qui conforme la volonté particulière à la volonté générale". Et non le contraire, nous laissant tenter par l’idée d’une fabuleuse et fructueuse reconstruction. 

 

Jacques TONDO, Critique d’art

 

 

Photos :
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